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Démolition précipitée du casino de Sion

Tout est allé très vite depuis mi septembre 2018 :

Les associations patrimoniales de Saint Hilaire de Riez se sont réunies pour se positionner contre cette démolition martelant que « la place Gaston Pateau n’est pas une page blanche sur laquelle on doit réécrire l’histoire » contrairement aux propos de M. le Maire en préambule des ateliers participatifs d’octobre 2016.

cf l’article du Courrier Vendéen du 27 septembre 2018 :

 

 

 

 

 

Le 21 septembre, la fédération nationale Patrimoine environnement publiait cet article.

Le 26 septembre, des habitants de Sion de notre collectif sont allés à l’audience du second référé suspension du permis de démolir qu’ils avaient déposé avec le CPNS (Comité pour la Protection de la Nature et des Sites) : le juge des référés leur avait dit début juillet de revenir avec une contre-expertise des études de solidité, ce qu’ils ont produit en s’adressant à l’architecte du patrimoine Nantais Jean-Pierre Leconte qui, en étudiant les rapports, en a conclu d’une part qu' »il ne s’agit manifestement pas d’un bâtiment dangereux dont l’état préoccupant nécessiterait une intervention d’urgence pour cause de dangerosité ou risque d’effondrement » et d’autre part que « tout ceci semble indiquer que personne ne semble avoir voulu ou su poser les questions classiques de revalorisation et remise en état de ce bâtiment ancien, d’une architecture initiale intéressante et même remarquable, beau témoignage de l’architecture balnéaire de ces époques« . D’autre part la pétition adressée à M.le Maire contre la démolition du casino dépassait les 1500 signatures avec des commentaires variés de toutes les catégories de population.

Le 2 octobre, nous apprenions que le juge des référés rejetait notre demande de suspension « en l’état de l’instruction« . Ainsi même si notre recours au fond contre le permis de démolir déposé le 14 juin 2018 n’était pas encore jugé, M.le Maire avait tous les pouvoirs pour démolir. Ce qu’il s’est empressé de faire en faisant fi des conclusions des architectes du patrimoine, des demandes des adhérents de toutes les associations patrimoniales de Saint Hilaire de Riez et de la population et de tous les résidents secondaires attachés à l’histoire de la station balnéaire. Le Maire détruit sans avoir répondu aux demandes d’études de restauration possible et sans avoir présenté son projet de remplacement qui ne pourra débuter que fin 2019 si tout va bien !!

Le 8 octobre, la démolition commençait à l’intérieur : une première réaction du collectif de citoyens (sous forme de banderoles comme « disparition de l’âme de Sion » ) puis des messages et des fleurs pour dire adieu à ce bâtiment chargé de tant d’histoire et de souvenirs heureux !

Le 29 octobre, les pelleteuses arrivaient pour casser le bâtiment.

cf ce diaporama

Ainsi M. Laurent Boudelier sera le Maire qui aura réduit à néant le patrimoine balnéaire de Saint Hilaire de Riez et détruit à jamais l’identité de la station balnéaire de Sion sur l’Océan !

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Journées européennes du patrimoine (2)

Une vingtaine de personnes à notre visite guidée de la station balnéaire de Sion sur l’Océan à l’occasion des Journées Européennes du patrimoine : des habitants à l’année de St Hilaire-St Gilles, des résidents secondaires et des vacanciers tous très intéressés par cette histoire des bains de mer qui a développé le bourg de Sion. Nous avons eu beaucoup de remerciements oraux et écrits sur notre livre d’or : ceci nous encourage à continuer ces visites et à défendre ce patrimoine aujourd’hui menacé.

La saynète jouée en partie dans le patois local par un couple de maraîchins et un autre de Sion version 1950 devant les décors « aquatiques » cachant notre beau casino a été l’occasion de faire découvrir les costumes traditionnels de l’époque avec des acteurs amateurs locaux : quichenotte, cotillon, chaussons et sabots, châle brodé, panier pour la dame, …

Nous remercions la troupe locale « Les Brimbalures » pour leur aide dans la fourniture de certains costumes et les jeux de mots de la saynète !

N’ayant pu prendre de photos, nous faisons un appel aux personnes présentes qui en auraient prises en souvenir : au cas où elles liraient ce compte-rendu, merci de les adresser par mail à dan85moreau@gmail.com

Vidéo humoristique tirée de notre visite guidée du 14 juillet 2018

Comme promis, voici la vidéo qui a été tournée le 14 juillet 2018 où des acteurs bénévoles ont recréée des dialogues humoristiques de nos anciens qui parlent des décors qui cachent actuellement notre beau casino !

Le point de vue des Hilairois sur la destruction du casino

Lors du forum des associations du 1er septembre 2018, que ce soit des « anciens » de Saint Hilaire de Riez, des résidents secondaires ou des nouveaux arrivants de tous âges, tous nous ont fait part de leur étonnement quant au projet de démolition de l’ancien casino des Pins car ils trouvent le bâtiment très beau. Certains étaient même scandalisés qu’on détruise un témoignage du passé qui peut être restauré.

Ils étaient contents de trouver une association qui défende le bâtiment et d’une façon plus générale le caractère de la station balnéaire de Sion.

Vous pouvez toujours accéder à notre pétition https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-saint-hilaire-de-riez-ne-d%C3%A9cidez-pas-seul-de-la-d%C3%A9molition-du-b%C3%A2timent-embl%C3%A9matique-de-notre-station-baln%C3%A9aire pour mettre vos commentaires sur ce projet de démolition et partager le lien.

Une visite ponctuée de nombreux témoignages !

Une douzaine de personnes ont bravé la chaleur pour suivre notre circuit guidé dans la station balnéaire de Sion sur l’Océan le 14 juillet après-midi.

Des personnages costumés année 1950 nous ont fait revivre l’ambiance de l’époque : des estivants descendus à l’hôtel Frédéric,

un couple de maraîchins et de Sion se sont donnés la réplique devant les structures éphémères (ou effet mer) installées devant la façade mer de l’ancien casino de loisirs, (le prochain article mettra en ligne la vidéo de la saynète)

Un peu plus loin la place du marché a permis à une native de Sion d’évoquer ses souvenirs d’enfance alors qu’elle allait vendre avec ses frères les produits du jardin paternel (fleurs, haricots verts, …)

La rue du petit train fut le lieu pour représenter l’arrivée des saisonniers embauchés à l’hôtel Frédéric ou dans les colonies de la Vienne, des estivants accueillis par différentes logeuses dont Mme Ferchand, propriétaire de la pension « Les buissonnets », bâtiment ayant fait l’objet d’une restauration dans le style par les derniers acquéreurs en 1996. Tous ces voyageurs descendaient de la petite gare de Sion détruite vers 1950.

 

 

 

 

 

 

devant les Buissonnets

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mise en scène d’Elise, figure locale de l’époque qui vendait berniques et bigorneaux rencontrant 2 pêcheurs devant le café de la plage remporta beaucoup de succès :

Enfin Mr Reboul toujours résident secondaire à Sion put évoquer son enfance dans les villas balnéaires « La Clarté », « villa Elisabeth » et « Ker Emile » de l’îlot Jeanne d’Arc, condamnées à la démolition depuis une vingtaine d’années.

Les participants ont apprécié ces témoignages très vivants qui en disent plus qu’un commentaire de guide !

Rendez-vous est pris pour le samedi 15 septembre 2018 pour un nouveau circuit guidé à Sion-sur-l’Océan à l’occasion des journées européennes du patrimoine.

Bel été à tous.

projet Thalasso : le PC a été annulé

Le 14 novembre 2017, le tribunal administratif de Nantes a annulé pour vice de forme, le Permis de Construire accordé le 11 mars 2015 à la sté CCY Invest « pour l’édification d’une thalassothérapie et d’un bâtiment associatif pour la Livarde« .

En effet, le PC a été accordé 5 jours trop tôt puisque la modification du PLU n’était pas encore applicable. A la date de signature, l’îlot Jeanne d’Arc (sur lequel doit s’édifier le projet), était encore en zone d’attente de projet et on ne pouvait pas y construire plus de 20 m² !

Le promoteur doit donc déposer une nouvelle demande de permis ; nous pouvons toujours espérer que le promoteur et M.le Maire prendront en considération les remarques de bon nombre de citoyens à propos de ce projet pour définir un projet moins dense, ne condamnant pas l’accès à la mer pour tous et plus respectueux du milieu fragile où il va s’insérer …

Affaire à suivre.

Les jeunes et le patrimoine

TemoignagesLors des journées européennes du patrimoine le 16 septembre 2017, nous avons lu, pendant la visite guidée de la station balnéaire de Sion-sur-l’Océan, diverses expressions de jeunes à propos du patrimoine, ce qu’il représente pour eux et la nécessité de le conserver ou non.

Nous les publions avec un peu de retard :

Témoignage de Clarisse à propos de Sion, le lieu de ses vacances familiales et aujourd’hui, son lieu de résidence principale :

« Mon arrière grand père était propriétaire de plusieurs terrains à Sion, dont une maison appelée « Les Brisants » sur la corniche et une vieille longère qui a ensuite appartenu à mon père. 

Nous venions chaque été dans cette petite maison, certes peu confortable, mais qui avait son charme typiquement vendéen. À travers son caractère atypique elle nous racontait son histoire, nous imaginions la vie des anciens propriétaires qui l’avaient surement occupé à l’année, il y a longtemps.

Nous aimions nous rendre à la bibliothèque de plage, puis dans notre famille, aux brisants, avant d’aller au cinéma de Sion.

J’ai donc passé tous mes étés ici et j’ai vu le territoire changer d’année en année.

Je me souviens que chaque fois où l’on arrivait en Vendée, nous découvrions avec étonnement les nouvelles résidences sorties de terre si rapidement durant l’hiver. Nous constations aussi les disparitions … comme celle du petit cinéma.

Cette année, j’ai vu disparaître avec peine « Les Brisants » et une partie de mon histoire, mais c’est aussi celle de Sion et de sa corniche qui s’est envolée. Il ne reste désormais que quelques photos ou vieille carte postale pour me rappeler ce que j’ai connu, qui a définitivement basculé dans le passé, car disparu.

les brisants compCe n’est pas que par nostalgie que j’aime voir des traces de l’histoire à travers les bâtiments, c’est aussi parce qu’il est agréable et captivant de pouvoir imaginer un passé que nous n’avons pas vécu.

Le quartier de Sion a un attrait particulier : il nous raconte son vécu de station balnéaire familiale et chaleureuse, à travers des bâtiments typiques de ce bord de mer, qui lui donne un charme unique.

 

Je me suis installée ici il y a 4 ans, et je me désole de voir le territoire évoluer de cette façon. De jolie station balnéaire des années 30, Sion est en train de devenir une ville ordinaire. Les maisons individuelles occupent désormais chaque petit terrain disponible, cernées de mur haut pour ne pas être vu des voisins, avec du bitume comme jardin pour éviter l’entretien d’une pelouse. Les immeubles qui poussent face à la mer, qui permettent de loger en grand nombre avec une vue exceptionnelle, mais dont les fenêtres ne reflètent l’océan que quelques mois de l’année, puisque les volets restent fermés tout l’hiver.

C’est un autre récit que Sion racontera aux prochaines générations, une histoire qui me laisse bien moins rêveuse.

Témoignage de Pauline, 20 ans, étudiante à Paris Sorbonne, licence 3 géographie parcours environnement, qui a participé à de nombreux chantiers bénévoles dont un sur le patrimoine :

« Cette année j’ai participé à un chantier près de Madrid avec l’association Rempart.

Ce fut un réel plaisir pour moi de participer à ce chantier ayant pour but de mettre en valeur le patrimoine de la vallée del Paular.

Jai pu participer à la reconstruction d’un mur en pierre afin de recréer des continuités écologiques pour la biodiversité,  débroussailler, faucher mais également aider des archéologues a extraire du sol des éléments à proximité du moulin à papier ayant servi à la production du célèbre don Quichotte.  Jai vraiment pu ressentir cette notion de patrimoine.

Le patrimoine est une des principales voies par laquelle j’aime découvrir un territoire.

Le patrimoine met en interrelation l’aspect historique culturel naturel mais également l’aspect de communication et de médiation qui permet de partager au plus grand nombre les spécificités et beautés d’un territoire. 

Si le patrimoine peut exister c’est non seulement parce qu’il existe des merveilles en tous lieux mais également parce que nous projetons sur elles un regard d’admiration et une volonté de protection.  Continuons à protéger ce qui fait la beauté de nos territoires !